Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

MAROC - Marrakech

par Jean-luc Marechal 7 Janvier 2006, 16:03 Voyages


Un peu d'histoire

Le nom de Maroc vient de Marrakech. Les anciens historiens arabes ont employé le nom de Marrakech Mraksch (la ville) et ce nom s’est transformé petit à petit en Moroco, MaRueco…) et fut ainsi utilisé dans tout le pays. Vers l’an 1000 avant j.C Marrakech n’était autre qu’un camp de caravaniers et ce, jusqu’à ce que le leader Almoravide le prenne comme campement pour ses armées. En 1062, Youssef Ibn Tachfin y construit la première mosquée et par la suite tout un ensemble de mosquées. C’est de cette époque que date la plantation de la palmeraie. Et Marrakech fut choisi comme capitale du royaume.

Après sa mort et après les Almoravides, les Almoahades ne laissèrent que peu de monuments historiques : les remparts, le Minaret et la Koutoubia.
Les Mérinides prirent Fès comme capitale. Les Saadiens rendirent à Marrakech tout son faste et son prestige au seizième siècle. Les tombeaux saadiens qui datent de cette époque ne furent découverts qu’en 1917. fuant au palais de la Bahia, qui date de l’époque Alaouite.

Lors de l’installation du colonialisme français au Maroc en 1917, Marrakech fut gouverné par le Pacha El Glaoui qui était un grand ami du pouvoir français. El Glaoui, aidé par les français étendit son pouvoir sur toutes les tribus berbères de la région. Il fut l’un des plus grands et des plus riches gouverneurs à cette époque. En 1956, et avec l’arrivée de l’indépendance, on lui retira tout ses biens. Il mourut 3 ans plus tard. Le visiteur peut avoir accès au palais Glaoui dans la Médina de Marrakech.


Carnet de voyage

lors de l'été 2004 et des 40 ans de notre ami Gilou, nous avions offert à la famille Perret un voyage à Marrakech. Comme ils n'etaient pas décidé à y aller seuls (ben tiens manquerais plus que cela) , nous décidons donc avec Chantal et Laurent de les accompagner pour ce périple dans l'ancienne capitale impériale. Le vol se passe bien , si ce n'est l'horaire (samedi 9 juillet 2005, décollage à 3h00 du mat) qui nous oblige à passer une nuit blanche. Pas  grave néanmoins, nous allons avoir une semaine pour récupérer. La première bonne surprise est la qualité des infrastructures et la beauté de l'hôtel Atlas Asni , véritable palace tiré des mille et une nuits. 

La seconde surprise est que l'hôtel est pratiquement vide, ce qui nous semble surprenant en cette période estivale. Après renseignements auprès de la reception , cela ne va pas durer , car la plupart des chambres sont réservées aux délégations d'athlétismes cadettes et juniors qui vont disputer les championnats du monde dans la cité ocre. Effectivement les jours suivants nous allons partager l'hotel avec les équipes de la Russie , Roumanie , Afrique du sud , Ukraine , Canada , Etats Unis et bien d'autres encore. Cette expérience fut très enrichissante et salutaire pour améliorer nos connaissances en langues étrangères, et très conviviale aussi , même si je soupconne quelques athletes de jalouser notre condition de "touristes" privilégiés pouvant allégrement trainer tard le soir au bar pour goûter tous les cocktails et nous voir nous "gaver" tous les jours aux fastueux buffets de l'hotel Atlas pendant qu'eux mêmes étaient soumis à un régime drastique et à des entraînements journaliers par 40 degrés à l'ombre.

Si la première journée est dévolue au farniente près de la piscine et à la découverte de l'Hôtel et de ses environs, le second jour nous permet de faire le tour de la ville , et d'entrer dans la médina . Nous découvrons tout d'abord la fameuse mosquée La Koutoubia

C’est le monument religieux le plus célèbre de Marrakech Cette mosquée d'une grande allure architecturale et d'une richesse décorative a une histoire complexe. Elle s’agit en réalité d'un double sanctuaire muni d'un minaret.La première koutoubia fut inaugurée en 1157 et la deuxième ainsi que le minaret furent construit un an plus tard en 1158 JC sur ordre d’Abdelmoumen. Les deux sanctuaires se distinguent par leur plan innovateur qui donne une importance capitale au mur de la qibla. En effet cette valorisation se laisse voir par le plan en T dessiné par le recoupement entre des deux nefs principales de la salle de prière qui sont la nef axiale et la nef longitudinale. Ce qui met en exergue ce monument est son minaret gigantesque qui constitue une des merveilles de l’art et de l’architecture en Islam. Érigé en pierre de taille, il comporte à l’intérieur un rampe qui permet d’accéder à des salles couvertes de coupoles ainsi qu’à son sommet. Sa hauteur est de 77 m. Il comporte des registres décoratifs sur des façades supérieures fait de carreaux de céramique verte et blanche. Nous poursuivons notre périple dans les tombeaux Saadiens ,datant de l'époque du grand sultan Ahmed El Mansour (1578-1603), ces tombeaux ne furent découverts que vers 1917 et ne cessent, depuis, d'impressionner le visiteur par la .Les restes des dignitaires de la dynastie Saâdienne, que l'on considère encore de nos jours comme les saints patrons de la ville reposent ici.

Suite de la découverte avec le palais de la bahia (palais de la belle). Erigé à la fin du XIXème siècle par Si Moussa, grand vizir du sultan, pour son usage personnel, ce palais porterait le nom d'une de ses femmes. Ici, le harem, qui comprend une vaste cour ornée d'une vasque centrale et entourée de chambres destinées aux concubines.
La construction dura sept longues années.


A la sortie sud ouest de la ville ,près de l'aéroport ,La Ménara est un vaste jardin d'oliviers centenaires. Le bassin central, de 200m de long sur 150m de large, date de l'époque Almohade (XIIème siècle). Il permet l'irrigation des jardins par un système très élaboré de canalisations souterraines. Son harmonieux pavillon à toiture pyramidale en tuiles vertes date de la fin du XIXème siècle.

L'hiver , ce site de la Ménara est magnifique car on peut voir au loin la chaine de l'Atlas enneigée. Ce qui n'est pas bien sur le cas en juillet ou nous sommes accablés par une chaleur de 40°c à l'ombre.

Nous attendons donc impatiemment la fin de cette visite pour nous engouffrer de nouveau dans la médina et la fraicheur de ses souks.


Les souks de Marrakech. On y accède par la rue Souq Assmarine, l'entrée principale de la Médina.Plongez-vous, égarez-vous, c'est ainsi que
tranquillement, sans stress vous découvrirez le souk des tissus, des babouches, des ferblantiers, des ferronniers. Vous pouvez y pénétrer la première fois accompagné d'un guide , comme nous l'avons fait , mais je vous conseille très fortement d'y retourner seul ensuite, pour vous perdre dans le dédalle des ruelles étroites au milieu des 40 000 artisans qui y travaillent chaque jour, à part le vendredi ou bon nombres d'échoppes sont fermées. Nous y avons pratiqué allégrement le sport national : Le marchandage.

  
 

Même si vous vous perdez dans les souks (ce qui est fort probable...) vous n'avez qu'à prononcez le nom magique : Jemâa el Fna . Cette place est un lieu incontournable de Marrakech Véritable artère névralgique de la Médina.elle permet de saisir le foisonnement de vie et d'activités qui caractèrise la ville impériale. Le charme de la place Jemâa el Fna provient de la multitude d'artistes de rue, d'échoppes de fruits sec ou de jus d'orange fraichement préssés devant vous et de la multitude de petits restaurants qui investissent son centre en début de soirée et participent à parfumer tous les alentours. On la fréquente le matin pour déguster les excellentes crèpes du café Toubkal, le midi pour bronzer au soleil de la terrasse du Café de France ou le soir pour profiter des dizaines d'animations musicales et artistiques qui s'y produisent. A la tombée du jour, une foule bigarrée converge vers Jemâa el Fna afin de goûter à la fraicheur du soir en assistant à des spectacles familiaux.Situé au coeur de la Médina, la place Jemâa el Fna est le centre géographique, culturel et social de Marrakech. Elle est dominée par le minaret de la Koutoubia toute proche, elle donne accès aux ruelles des souks, elle est le lieux de passage obligée pour atteindre de nombreux riads et restaurants de luxes nichés au coeur d'une venelle de Marrakech. L'un des attraits de la place Jemâa el Fna est que ses activités ne sont pas exclusivement orientées vers les touristes. Les herboristes, les arracheurs de dents, les écrivains publics ou les marabouts proposent leurs services à une clientèle marocaine variée. Les marchands berbères, les paysans venus en ville vendre les récoltes, les riches casaouis, les touristes en ballade et bien entendu les marrakchi tombent sous le charme des animations et commercent de la place Jemâa el Fna. Certains regrettent un temps désormais révolue où la place n'était pas pavée et les marchands peu réglementés. La place vient en effet de se vétir d'un dallage neuf et ses marchands ambulants de calèche-échoppes rutilantes mais standardisées.
Durant la haute époque touristique , ce sont plus de 120 000 personnes qui s'y entassent dans un bruit indescriptible. Lors de notre séjour , ils n'étaient "que" 60 000 , mais la première impression est terrible et ce flux incessant perturba énormément nos camarades d'épopée. Mais Laurence et moi-même , très à l'aise dans ce brouhaha, parvenons à les persuader de dîner sur place , dans un des restaurant panoramique au dessus de la place , ce qu'ils ne regretterons vraiment pas . Ce lieu magique nous donne une seul envie: TRES TRES VITE Y RETOURNER
!!!



cliquer sur les
photos pour
les agrandir

 

Une partie du programme est également à la visite de la palmeraie de Marrakech.L'histoire prétend que des berbères assiégeant la ville et jetant sur la terre ocre les noyaux des dattes dont ils se nourrissaient seraient à l'origine de ce miracle de la nature qu'est la palmeraie. Que ce soit notre conducteur de calèche ou notre guide et ami Abdelkrim, personne n'est capable de nous dire le nombre de palmiers qui compose ce lieu incroyable et romantique. De nombreuses villas et Ryad de stars du monde entier se cachent dans cet univers interminable. Abdelkrim, dit "Bakrim" , journaliste sportif local nous guide pendant 3 jours dans la cité ocre et nous propose de nous faire visiter sa maison au milieu des palmiers , lieu de Villégiature favori de Michel et Aline dont vous avez fait la connaissance lors de nos voyages à Punta Cana et à Nassau. La  maison est magnifique  et se loue durant toute l'année , essentiellement à des touristes francais de connaissances. Un espace de luxe et de tranquillité , bien loin de la vie trépidante du centre de Marrakech.

 cliquer sur les
photos pour
les agrandir





Pour oublier un peu la lourde chaleur de Marrakech, nous décidons de partir vers la côte atlantique, à Essaouira , ville balnéaire situé à 3 heures de la ville rouge.C'est le lieu de villégiature favori des marrachki.Essaouira, provient de Al Souirah, soit la petite forteresse entourée de murailles... La ville, située entre Safi, au Nord, et Agadire au Sud, baignée par l'Atlantique, a toujours bien porté son nom. Bien obligée de se protéger contre les pirates de tous bords, Essaouira, les pieds dans la mer s'est de tout temps abritée derière une muraille sensée être inexpugnable... Comptoir bouillant d'affaires en tous genres, Essaouira était donc fort convoitée, et ce depuis le VIIème siècle avant JC. La découverte de vestiges de céramique sur les îles de la baie de la ville confirme, en effet, la présence des phéniciens dans la région à cette époque. Mais ceux qui devaient marquer cette ville de leur empreinte, sont bel et bien les portugais.D'ailleurs jusqu'à la proclamation de l'indépendance du Maroc, Essaouira fut appelée, Mogador, probablement une traduction du Portugais de Amogdul. En tout cas, les livres pensent ainsi, et ils n'auraient pas tout à fait tort, dans la mesure précisement où le dignitaire d'Essaouira enterré à trois kilomètres de la ville, s'appelait Sidi Mogdul. Les portugais y élirent résidence dès le XVIème siècle, et c'est au début du XVIème siècle qu'ils y construisirent une forteresse qui allait conférer à la ville sa configuration spécifique. Une forteresse tellement utile (n'atténuait-elle pas son caractère vulnérable en raison de sa trop grande exposition), qu'elle fut restaurée par Moulay Abdelmalek en 1628. Mais ce n'est qu'au XVIIIème siècle que la ville fut fondée par Sidi Mohamed Ben Abdellah, un autre roi de la dynastie Alaouite.
Cette ville a la particularité d'être balayée pratiquement toute l'année par la vent , ce qui lui donne la même température quelque que soit la saison , entre 18 et 24 degrés c. Au delà de la beauté du site , des remparts et de la médina , le plus impressionnant dans cette forteresse est l'effervescence qui y règne dans les rues commercantes et notamment au milieu de son marché connu sur toute la cote ouest de l'Afrique.
L'activité principale  est la pêche. Pendant de nombreuses années le port de la ville a été le premier port sardinier du Monde.



cliquer sur les
photos pour
les agrandir


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

commentaires

nath 10/03/2010 14:40


Une ville envoutante et de jolis paysages : l'Atlas enneigé, le lac de lalla Takerskoust.. Ah! j'y retournerais bien!


elena 28/11/2006 22:09

bonjour
je vien de regarder votre site, jai ete l année derniere a marrackech dans l'hotel atlas asni. jai passer des vacances magnifique, superbe.
J'aimerai savoir si vous pourriez m'envoyer quelque photo de marrackech et de l'hotel, jaimerai en mettre en plus sur mon site. j'aimerai savoir si vous aviez des photo du personnel (servant..) de l'hotel, car j'ai créer des affinité avec eux pendant mon sejour et j'aimerai bien les revoir en photo si posible!
merci

Jean-luc Marechal 29/11/2006 09:39

Bonjour Elena
 
pas de problème pour vous faire parvenir des photos de l'Hotel Atlas Asni de Marrakech par mail
 
cependant , j'en ai pas mal , mais vous pouvez déjà me dire celle que vous désirez dans l'album photo qui apparait sur la première page de mon blog , à gauche (marrakech 2005)
 
ou en cliquant sur le lien http://www.aufildutempsjlm.com/album-121748.html
 
notez le numéro de celles qui pourraient vous interesser , transmettez moi ces numéros par mail , et je vous les enverrais en format original , car elles ont été passées "à la moulinette" de la compression
de mon herbergeur overblog , et donc de très mauvaise qualité.
 
cordialement
 
Jean-Luc Marechal

Haut de page