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Senegal, départ pour la brousse

par Jean-luc Marechal 14 Novembre 2006, 07:57 Voyages

Départ pour un raid brousse en camion 6x6, à environ 100 kms à l'est de Dakar. Le reveil très matinal est difficile , mais l'excitation est bien palpable , l'impatience de découvrir ce Sénégal authentique  , cette afrique  noire , cette brousse , cette savane telle que l'avions vu dans nos manuels d'écoles ou encore dans différents reportages TV . La périphérie de Dakar est très pauvre , certains endroits carrément insalubres. Après avoir longé la Petite Côte , nous nous enfonçons dans l'arrière pays, sur les pistes locales.


Après nous être arrêtés dans une épicerie afin d'acheter des denrées alimentaires pour les villages les plus reculés (un conseil aux futurs touristes, il est préférable d'acheter de la nourriture sur place pour les habitants plutôt que de distribuer des objets publicitaires, des cadeaux ou de l'argent , les achats alimentaires seront beaucoup plus utiles et en outre font marcher l'économie locale). Notre groupe étant très généreux, nous parvenons à acheter 100 kg de riz , de huile , des sucreries ainsi que bons nombres de cahiers et de stylos. Notre premier arrêt se fait au milieu d'une fameuse forêt de Baobabs géants.


En botanique, l'espèce est rattachée à la famille des bombacacées. Son tronc énorme est unique dans le règne végétal, il est courant de l'observer avec un tronc aussi large que haut (10m). Certains dépassent ces dimensions, par exemple le baobab de Fissel, à l'est de Mbour, dont le tronc mesure 22,09 m de circonférence. A titre documentaire, le baobab n'est pas l'arbre le plus haut du monde, il s'agit d'un séquoia de 111, 60 m (New Tree), ni l'arbre dont le tronc est le plus large : il s'agit d'un châtaignier, en Sicile, de 51 m de circonférence (64 m avant intempéries) dénommé "l'arbre des 100 chevaux".

Le baobab jeune ressemble à une bouteille élancée avec quelques rameaux plantés dans le bouchon. L'arbre adulte présente un tronc fort et trapu, très souvent creux, ses branches sont tortueuses, généralement étalées. L'écorce est lisse, grisâtre ou quelquefois argentée ou bien encore rougeâtre ou violacée.



Les feuilles du baobab sont longuement pétiolées, digitées avec un nombre variable de folioles ovales longues de 10 à 15 cm, pubescentes ou presque, poilues dessous, vert plus foncé et brillantes au dessus. Elles apparaissent de façon irrégulière un peu avant la saison des pluies et après ou à la fin de la floraison. L'arbre est donc feuillu de mai-juin à novembre et dénudé en saison sèche. Dans les zones fraîches ou dans des lieux arrosés comme les jardins, certains arbres peuvent demeurer feuillus toute l'année.


On peut parfois rencontrer dans ses feuillages des habitants à l'allure peu acceuillante...


Le baobad est un des emblèmes du Sénégal n au même titre que le lion. En parlant de vieux arbres, on se pose souvent la question de l'âge des baobabs. Les estimations sont difficiles et varient énormément, de 1000 "arbre de 1000 ans" à 6000 ans. Sous toute réserve le cèdre japonais pourrait atteindre 7000 ans et le séquoia 6000 ans.


L'expédition se poursuit ensuite dans un premier village typique de la brousse. Des gamins surgissent de nulle part dans la brousse , pour venir à notre rencontre et nous emmener dans leur cases.



Après avoir laisser une partie de notre cargaison aux villageois , au demeurant très reconnaissants , nous poursuivons notre route au milieu de cette brousse si atypique, si captivante , pour un autre village situé en amont.



Lors de notre arrivée dans le second village , un étrange rituel nous interpelle. Tous les hommes du village sont allongés à l'entrée, avec quelques joueurs de Djembé déchaînés. Notre guide nous explique que nous avons une chance inouie, car nous arrivons en pleine procession de baptême. Les enfants sont hilares et courent à tout va. Par contre les femmes sont regroupées ensemble , à l'intérieur du village , comme dispensées de la fête. En fait , elles sont en train de préparer le repas.

En entrant dans le village , je remarque une femme sénégalaise qui m'avait montré du doigt lorsque nous sortions des camions. Ne prêtant pas vraiment attention à cela , je ne savais encore pas que ce petit geste allait changer le fil de ma journée...

En effet , après la distribution des denrées alimentaires , le chef du village s'adressa au guide , en me demandant de me placer au centre des festivités.


Je venais de comprendre le geste "anodin" de la jeune maman sénégalaise : elle venait de me choisir comme parrain pour son bébé né un mois plus tôt . Inutile de vous dire ma surprise mais également ma joie de découvrir mon quatrième filleul , le plus inattendu d'entre tous !!! . Nous fêtons cela avec des danses africaines en compagnie des villageois , en pillant le mil, et en se sacrifiant à tous les rituels de ce village bien sympathique.


Après une dernière photo avec la maman et mon filleul , rebaptisé "Jean-Luc Faye", nous quittons avec émotion ce village qui restera gravé , vous l'imaginez , à jamais dans mes mémoires.


 

  Nous poursuivons ensuite ce périple avec un autre moment fort : La visite d'une école en pleine brousse. Nous sommes cordialement invités par le directeur de l'école à visiter les classes pendant les cours , inutile de vous dire que les jeunes sénégalais sont ravis de cette récréation improvisée ! . Cependant la discipline est de rigueur , et gare à celui qui profitera de ce petit moment de détente pour faire le chahut.



Nous partageons avec eux une partie de leurs cours , dispensés dans un francais et un vocabulaire de qualité à faire palir d'envie beaucoup d'instituteurs de la métropole. Les classes sont surchargées , en moyenne 60 éléves par classe. Certains petits sénégalais font plus de 4 kilomètres tous les matins pour venir à l'école à travers la brousse. Le taux d'absenteisme est relativement important , et pour juguler  par tous les moyens cela , le directeur a décidé d'ouvrir une cantine au sein de l'école...Nous sommes vraiment dans un autre monde , déconnectés de toutes réalités. Nous effectuons ensuite une distribution de fournitures scolaires à une école qui manque de tout , sauf de chaleur humaine. Pour nous remercier , les élèves entonnent quelques chants locaux.


Il est déjà l'heure de partir , ce qui provoque un véritable déchirement. Nous aimerions tant rester plus longtemps pour partager encore davantage...



La pause déjeuner s'effectue au beau milieu de la brousse . La encore nous sommes reçu comme des rois pour un repas typiquement sénégalais.



Enfin PRESQUE typiquement sénégalais , puisque nous avons tout de même le droit au Pastis et à un petit rosé francais. Pas très prudent par plus de 35 degrés à l'ombre , mais Oh combien régénérant :)


Les cuisinières ont fait des miracles , c'est vraiment très bon , nourrissant et elles ont bien méritées de figurer en bonne place sur ce blog :





Retour ensuite vers Dakar , avec un arrêt près d'une termitière ,véritable curiosité locale :


 

il existe plus de 1500 espèces de termites au Sénégal. La forme des termitières dépend des espèces, mais aussi de la nature du sol.Les termitières géantes, encore appelées cathédrales ou macrotermes.Elle peuvent atteindre 7m de haut.

Les arbres peuvent pousser à proximité ou même à l'intérieur.

Les termitières vivantes (occupées) sont reconnaissables à leur surface granuleuse, irrégulière.

Les termitières mortes sont très résistantes et peuvent servir de matériau de construction.


Lors de notre retour au club, en traversant la périphérie de Dakar , nous découvrons à chaque coin de quartier la deuxième religion du Pays : LE FOOTBALL


 

Beaucoup de talents et de spontanéité  chez ces jeunes sénégalais , mais combien finiront un jour dans le magnifique stade de l'amitié de Dakar , qui surgit au milieu des terrains vagues ?

Très peu en fait. Par contre , tous ont encore en mémoire le jour mémorable ou les lions du Sénégal battirent l'équipe de France en juin 2002 lors de la coupe du monde au Japon et en Corée du sud. Ces joueurs resteront à tout jamais des dieux vivants au Sénégal.


Le soir , soirée africaine au Club Med des Almadies , pour finir en gaité et en couleurs une journée décidément inoubliable...





Après la fête , il y a bien longtemps que tout le monde dort . Mais moi , comme d'habitude , j'arrive pas à trouver le sommeil. C'est le moment d'immortaliser la lune sur l'océan.



 

à suivre ...

 

 

commentaires

chacha 18/09/2009 19:44

Superbe vacance quel epaysemennt.

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